Une charge que personne ne voit entière
Chaque chef de projet voit ce qu'il demande, personne ne voit ce qu'une même personne cumule. La surcharge se découvre quand elle a déjà produit un retard, ou un départ.
Le pilotage des équipes commence du côté de ceux qui produisent. Chaque collaborateur voit sa charge des semaines à venir, saisit son temps à la semaine, et dit chaque vendredi ce qui a avancé et ce qui a coincé, à qui il choisit. Son manager pilote alors sur ce qui remonte, pas sur une impression, et les engagements pris devant les clients reposent sur une capacité réelle.
La surcharge, la fatigue, le conflit de priorités se voient chez ceux qui produisent bien avant de se voir dans un planning.
Chaque chef de projet voit ce qu'il demande, personne ne voit ce qu'une même personne cumule. La surcharge se découvre quand elle a déjà produit un retard, ou un départ.
Ce qui coince se dit à la machine à café, rarement là où quelqu'un peut agir. Le point hebdomadaire existe, mais il ne laisse aucune trace, et il dépend de l'humeur du jour.
Le temps se reconstitue en fin de mois, de mémoire. Ce qui alimente la marge et la facturation est alors la donnée la moins fiable de toute l'organisation.
La semaine d'un collaborateur, au même endroit, sur le web comme sur le téléphone.
Le plan de charge dit à chacun où il est attendu, semaine par semaine. Une intervention ou un nouveau projet qui viendrait s'y ajouter passe par son manager et par les chefs de projet concernés, au lieu de tomber sans prévenir.
Le temps se saisit à la semaine, en partant de ce qui était prévu : on corrige l'écart au lieu de tout ressaisir. La semaine finalisée part en validation chez le manager, qui la valide ou la renvoie.
Quelques minutes : ce qui a avancé, ce qui a coincé, et des alertes rattachées à un projet si besoin. Le brouillon reste privé tant qu'il n'est pas envoyé. Les conditions de travail de la semaine sont facultatives, et si le collaborateur choisit de ne pas les partager, son manager n'en voit qu'un agrégat d'équipe.
Une alerte peut concerner le projet, l'organisation, la hiérarchie, ou être adressée au niveau supérieur sans passer par le manager direct, ou à la seule fonction RH. C'est celui qui alerte qui choisit qui le lit, et cela le protège.
Le manager ne collecte rien de plus : il lit, il arbitre, il répond.
Le pilotage des engagements dit ce qui a été promis au client. Le pilotage des équipes dit si c'est tenable. Les deux vivent dans le même outil parce qu'ils parlent de la même semaine : une alerte rattachée à un projet se lit à côté de ce projet, et une surcharge se voit avant de devenir un jalon manqué.
Personne n'est noté, rien n'est scoré. La parole de chacun reste attachée à son auteur, et elle sert d'abord à être entendue.
Ni paie, ni entretiens annuels, ni gestion administrative du personnel. Les congés y sont tenus parce qu'ils pèsent sur les projets ; le jour où un SIRH les porte, ils ont vocation à en venir.
Aucune note, aucun classement, aucune prédiction. Ce qui remonte est un fait de travail, daté, rattaché à un projet ou à une semaine, et lu par ceux que l'auteur a choisis.
Il n'y a pas de questionnaire à remplir pour la direction. Il y a un rapport hebdomadaire, écrit par celui qui travaille, sur son travail.
Il lit les rapports hebdomadaires de son équipe. Une alerte, elle, va où son auteur l'adresse : au projet, à la hiérarchie, au niveau supérieur sans passer par lui, ou à la seule fonction RH. Et les conditions de travail détaillées ne lui parviennent que si le collaborateur choisit de les partager.
Oui. Le temps se saisit à la semaine depuis l'application mobile comme depuis le web, en partant du plan de charge. Le rapport hebdomadaire et les congés y sont aussi.
Quelques minutes pour le collaborateur, le vendredi, parce que la semaine part de ce qui était prévu. Pour le manager, la revue se fait sur ce qui a été écrit, sans réunion de plus.
Elles sont facultatives, agrégées pour le manager si le collaborateur ne souhaite pas les partager, et anonymisées au bout de douze mois.
La démonstration se fait sur un jeu de données déjà rempli : la semaine d'un collaborateur, puis la revue de son manager.