| Le périmètre |
Chaque petit ajout non transformé en avenant grignote la marge sans laisser de trace. Quand le fournisseur réclame enfin un avenant, le client le conteste : la faveur ponctuelle est devenue la norme tacite. |
Toute demande devient une trace datée ; l'avenant s'appuie sur l'écart constaté, plus sur une discussion de mémoire. |
| Le comité-théâtre |
Une slide préparée en deux jours, un comité d'une heure, un compte rendu jamais validé formellement. Trois ans plus tard, on retrouve trois versions et nul ne sait laquelle fait foi. |
Le support est généré depuis les données vives, le compte rendu est figé à la date du comité et validé par workflow client. Division par environ quatre du temps de préparation. |
| Les actions mortes |
Dix à vingt actions énoncées oralement par comité. Trois semaines plus tard, personne ne sait qui devait faire quoi. Le déclaratif unilatéral crée une illusion d'avancement. |
C'est le demandeur, pas l'assigné, qui clôt l'action, et le retard d'une action côté client devient aussi traçable que côté fournisseur. |
| Les équipes invisibles |
Un collaborateur démissionne et toute l'équipe dit « on n'avait rien vu venir ». Le manager lui-même peut sous-estimer les signaux, par optimisme ou par crainte d'alerter sur son propre périmètre. |
La double remontée croisée, ce que le manager observe et ce que le collaborateur vit, révèle les écarts. La RH passe d'arbitre tardif à sentinelle. |
| La marge tardive |
La dérive se décèle à la facturation, quand le client refuse de payer. Ce n'est pas un défaut de méthode, c'est un défaut de couplage entre la vue opérationnelle et la vue financière. |
La marge est calculée en continu, dès la saisie de la production, et non à la clôture. |
| Les boîtes noires |
Un lot sous-traité dont le seul reporting est un mail mensuel. Chacun cultive sa vérité, et la rencontre se fait au moment des conflits, c'est-à-dire trop tard. |
Le pilotage des engagements s'applique dans les deux sens du lien contractuel, sous-traitance comprise. |
| Le shadow IT |
Faute d'outil souverain de bout en bout, chaque équipe déploie son Drive, son Trello, son Notion. Les données vivent partout et nulle part, souvent sur des comptes de personnes parties depuis longtemps. |
La donnée projet rentre dans un cadre souverain, gouverné et auditable. Voir la page souveraineté. |