Logiciel de gestion de projet français
Chercher un logiciel de gestion de projet français, c'est chercher autre chose qu'un drapeau sur une page d'accueil. Le mot recouvre au moins quatre réalités différentes, et deux éditeurs qui l'emploient peuvent ne pas parler de la même chose. Voici ce qu'il faut vérifier, ce que nous tenons, et ce que nous ne revendiquons pas.
Ce que « français » recouvre réellement.
Quatre questions à poser à n'importe quel éditeur. Elles ne coûtent rien et elles trient vite.
Le siège
Où l'entreprise est immatriculée, et sous quel droit ses contrats sont écrits.
L'hébergement
Où les données résident physiquement, et surtout de quel droit relève l'hébergeur lui-même.
La sauvegarde
Chez qui la copie de secours réside. Une sauvegarde chez l'hébergeur principal ne protège pas de sa perte.
Le capital
Qui détient l'éditeur. C'est le niveau qu'on oublie, et c'est celui qui peut changer sans prévenir.
Né en Europe ne veut pas dire resté en Europe.
En 2025, Sciforma (Neuilly) est passée sous Planview (Texas) et Forecast (Copenhague) sous Accelo (États-Unis). Ces deux éditeurs étaient européens quand leurs clients les ont choisis.
Un rachat déplace le prospect sous juridiction extraterritoriale sans qu'il l'ait décidé. Aucune clause contractuelle ne protège de cela, parce que ce n'est pas le contrat qui change : c'est la loi applicable à l'actionnaire.
C'est pour cette raison que les trois premiers niveaux ne suffisent pas. Un hébergement français chez un éditeur détenu hors d'Europe reste un hébergement français, et une donnée exposée.
Chez pylotik.
Les quatre niveaux, dans l'ordre, sans zone grise.
Conçu et édité en France
pylotik est une marque éditée par orgatypik, à Toulouse. Le capital est français et il n'est pas ouvert.
Hébergé chez un hôte de droit français
Ce n'est pas seulement un centre de données situé en France : c'est un hébergeur soumis au droit français, donc hors de portée du Cloud Act par construction, et non par clause.
Sauvegardes chez un second prestataire
Français lui aussi, et distinct de l'hébergeur principal. C'est la leçon directe de l'incendie de Strasbourg en 2021 : la sauvegarde ne réside jamais chez l'hébergeur principal.
Données en Union européenne
Le règlement général sur la protection des données n'est pas une couche ajoutée : le site ne pose aucun cookie et ne mesure pas l'audience, les polices sont auto-hébergées.
Le détail technique, les journaux d'audit et l'étanchéité entre organisations sont sur la page souveraineté et sécurité.
Sur un marché où tout le monde surclaime, voici nos limites.
Nous ne sommes pas qualifiés SecNumCloud, et nous ne le laissons pas entendre. L'hébergement se fait sur des instances standard, hors de tout périmètre qualifié. Une organisation dont le cahier des charges exige cette qualification doit le savoir avant de nous consulter, pas après.
Nous ne revendiquons pas non plus de certification de sécurité, ni d'agrément sectoriel. Ce que nous tenons, ce sont les quatre niveaux ci-dessus, vérifiables, et le fait de répondre point par point à une grille de sécurité quand on nous en envoie une.
Cette page dit ce que nous ne faisons pas parce que c'est le seul moyen de rendre crédible ce que nous faisons.
Un outil souverain ferme une fuite que les autres laissent ouverte.
La souveraineté n'est pas qu'une affaire de conformité. Faute d'un outil qui tienne le projet de bout en bout, chaque équipe déploie le sien : un espace de fichiers, un tableau partagé, une prise de notes personnelle. Les données de projet vivent alors partout et nulle part, souvent sur des comptes rattachés à des personnes plutôt qu'à l'organisation.
Un logiciel de gestion de projet français ne vaut donc pas seulement par sa juridiction : il vaut parce qu'il rapatrie dans un cadre gouverné ce qui s'était dispersé. C'est l'une des sept fuites décrites dans la valeur perdue dans les projets.
Sur le fond, ce que l'outil tient est décrit dans le pilotage des engagements, et son périmètre fonctionnel sur la page produit.
Ce qu'on nous demande sur la souveraineté.
Où sont hébergées les données ?
En France, chez un hôte de droit français, avec des données qui restent dans l'Union européenne et des sauvegardes chez un second prestataire français. Le détail est sur la page souveraineté et sécurité.
Qu'est-ce que « hors Cloud Act par construction » ?
Le Cloud Act permet à une autorité américaine de réclamer des données à une entreprise relevant du droit américain, où que ces données se trouvent. Y échapper ne dépend donc pas de l'emplacement du centre de données mais du droit dont relève l'hébergeur, et l'actionnariat de l'éditeur.
Êtes-vous qualifiés SecNumCloud ?
Non, et nous ne le laissons pas entendre. L'hébergement se fait sur des instances standard, hors périmètre qualifié. Si votre cahier des charges l'exige, mieux vaut le savoir dès maintenant.
Répondez-vous aux grilles de sécurité ?
Oui, point par point, y compris quand la réponse est négative. C'est aussi le cas des questionnaires d'achat du secteur public et des grands comptes. Écrivez-nous depuis la page contact.
Que se passe-t-il si vous êtes rachetés ?
C'est la bonne question à poser à tout éditeur, nous compris. Le capital est aujourd'hui français et fermé. Nous n'écrirons pas ici une promesse que seul l'avenir peut tenir ; nous constatons simplement que le sujet mérite d'être posé avant la signature, et pas après.
Le site pose-t-il des cookies ?
Aucun, et il ne mesure pas l'audience. Les polices sont auto-hébergées, donc aucune adresse de visiteur n'est transmise à un tiers. Voir la politique de confidentialité.
Pour aller plus loin.
- Hébergement, RGPD et sécurité : le détail technique, et ce que nous ne revendiquons pas.
- Le logiciel de pilotage de projet : ce que l'outil tient, au-delà de sa juridiction.
- Le pilotage des engagements : la définition de la catégorie.