Logiciel CRA : ce qu'il couvre, et ce qu'il ne couvre pas
Un logiciel CRA produit le compte rendu d'activité mensuel : qui a travaillé, combien de jours, sur quelle mission, validé par le client. C'est un document contractuel, et il fait très bien son travail. Cette page dit précisément à qui il suffit, et à qui il ne suffit pas, parce que la confusion entre les deux cas coûte cher aux deux.
Si vous êtes en régie pure ou en portage, arrêtez ici.
Le compte rendu d'activité est en France indissociable de la régie et du portage salarial. Ces deux modes sont explicitement hors de notre périmètre, au même titre que l'assistance technique et l'exploitation continue. Les dix modes d'engagement sont décrits sur les niveaux d'engagement.
Ce que couvre un compte rendu d'activité.
Trois fonctions, et il n'y a rien à y redire quand le mode d'engagement est celui du temps passé.
Il déclare le temps
Par personne, par jour ou demi-journée, par mission. C'est la matière première de la facture.
Il fait valider par le client
Signature ou approbation en ligne. C'est ce qui rend le document opposable et la facture incontestable.
Il alimente la facturation et la paie
Une chaîne éprouvée, réglementée, et souvent connectée aux outils comptables. Rien à réinventer.
En régie, cette chaîne suffit : le temps est l'objet du contrat. Le client achète des jours, il valide des jours, il paie des jours. Il n'y a pas d'écart possible entre ce qui a été vendu et ce qui a été produit, puisque c'est la même chose.
Sur un forfait, le temps n'est plus l'objet du contrat.
Le client n'achète plus des jours : il achète un résultat, à une date. Le temps consommé cesse d'être ce qu'on facture pour devenir ce qu'on surveille, et un compte rendu d'activité validé n'apporte alors plus la réponse attendue.
Il vous dit combien de jours ont été passés. Il ne vous dit ni si le forfait tient, ni où le périmètre a glissé, ni ce qu'il reste à faire. Il faut rapprocher le temps consommé d'un engagement daté, et cet engagement n'est pas dans le compte rendu d'activité : il est dans le contrat et dans les comptes rendus de comité.
Réunir les deux dans une même donnée, c'est ce que nous appelons le pilotage des engagements.
Le mix régie et forfait, qui est la vraie situation.
Peu de sociétés sont pures. La plupart tiennent les deux modes, et ils n'ont pas le même besoin d'outillage.
| Mode | Ce que le client achète | Ce que le suivi doit produire | Outil adapté |
|---|---|---|---|
| Régie, portage | Des jours de compétence. | Un document mensuel validé et opposable. | Un outil de compte rendu d'activité. |
| Assistance technique | Une capacité mise à disposition. | La même chose, avec un suivi de présence. | Un outil de compte rendu d'activité. |
| Forfait, projet encadré | Un résultat, à une date. | L'écart entre ce qui est produit et ce qui a été promis. | ![]() |
Conséquence pratique : vous n'avez pas à choisir. La part régie reste sur ses outils, la part engagement se pilote autrement, et la facture suit le périmètre réellement équipé.
Ce que pylotik fait du temps.
La saisie existe, mais elle sert autre chose qu'une facture.
Le temps est rattaché à un lot
Pas seulement à une mission : à la partie du projet qu'il sert, avec son jalon. C'est ce qui rend l'écart calculable.
La saisie se fait au quart de journée
Là où l'on produit, sans bouton d'enregistrement. Voir le logiciel de saisie des temps.
L'écart se calcule à la saisie
Consommé face à vendu, dès le premier mois. Voir le suivi de projet au forfait.
La facture s'adosse à une preuve
Comptes rendus de comité validés par le client, historique figé. Ce n'est plus un décompte de jours, c'est un constat partagé.
Le tour complet est sur la page produit.
Ce qu'on nous demande sur le CRA.
pylotik peut-il produire nos comptes rendus d'activité ?
Non, et nous ne cherchons pas à le faire. Le compte rendu d'activité de facturation est un document réglementé et bien outillé ailleurs. Nous portons le lien entre le temps consommé et l'engagement daté, ce qui est un autre besoin.
Quelle différence entre un CRA et un suivi de projet ?
Le premier justifie une facture en déclarant du temps passé. Le second établit si ce qui a été promis sera tenu. Sur une mission au temps passé les deux se confondent ; sur un forfait ils divergent dès le premier mois.
Nous sommes en mix régie et forfait, que faire ?
Garder votre outil de compte rendu d'activité pour la régie, et équiper la part forfait ou projet encadré. Les deux mondes n'ont pas le même besoin, et il n'y a aucun intérêt à forcer un outil unique.
Faut-il une double saisie ?
Sur le périmètre équipé, non : la saisie se fait une fois, dans l'outil où le projet vit. Sur un mix, les personnes qui interviennent des deux côtés saisissent dans l'outil correspondant à chaque mission, ce qui reste le cas aujourd'hui dans la plupart des organisations.
Et pour le portage salarial ?
Ce n'est pas notre terrain non plus. Le besoin y est administratif et contractuel avant d'être un besoin de pilotage, et il est couvert par des outils spécialisés.
Peut-on facturer à l'avancement avec pylotik ?
Le suivi de ce qui est produit et facturable existe, et le module de suivi de facturation ouvre en septembre 2026. L'émission des factures reste chez vos outils. Voir le suivi de facturation de projet.
Pour aller plus loin.
- Les niveaux d'engagement : les dix modes contractuels, et où pylotik est pertinent.
- Le suivi de projet au forfait : l'écart consommé sur vendu.
- La saisie des temps : le geste, et ce qu'il déplace.
- Le pilotage des engagements : la définition de la catégorie.